Charte de Syracuse : La biodiversité promue "grande cause mondiale" par le G8

Les ministres de l’Environnement du G8 et des pays émergents réunis à Syracuse ont adopté une "charte" vendredi 24 avril 2009, faisant de la biodiversité une grande cause mondiale au même titre que la lutte contre le réchauffement climatique.

Réunis durant trois jours en Sicile, les ministres ont adopté la "Charte de Syracuse" liant les deux problèmes et affirmant que "la biodiversité et les services rendus par les écosystèmes sont indispensables à la régulation du climat".

Outre le G8 (Etats-Unis, Russie, Allemagne, Japon, France, Canada, Grande-Bretagne et Italie), l’accord a également été paraphé par le Brésil, la Chine, l’Inde, le Mexique, l’Afrique du Sud, l’Australie, la Corée du Sud, l’Egypte, l’Indonésie, le Danemark, ainsi que la République tchèque qui assure la présidence de l’Union européenne. Les signataires soulignent que le temps est compté pour la survie des espèces animales et végétales, et qu’il faut absolument atteindre les objectifs de conservation fixés pour 2010, pour ensuite aller au-delà. La crise économique et financière "nous offre une formidable opportunité pour que les plans de relance soient colorés en vert", a affirmé à la fin des travaux Stefania Prestigiacomo, la ministre italienne qui présidait la rencontre.

Les milliards de dollars qui seront investis pour sortir de la récession doivent désormais répondre à cinq impératifs, a-t-elle indiqué : des modes de transport non-polluants, l’efficacité énergétique, l’usage d’énergies renouvelables, la préservation des écosystèmes et une agriculture durable.

Selon Achim Steiner, directeur général du Programme des Nations unies pour l’Environnement (UNEP), l’économie mondiale ne sortira de la crise et ne créera des emplois qu’en investissant dans les énergies renouvelables. "Nous sommes à un moment de l’Histoire où il nous faut décider si notre futur est marron ou vert", a affirmé M. Steiner, pour qui les pays réunis à Syracuse "ont finalement réalisé que le temps pressait" si l’on voulait "à la fois sortir de la crise économique et sauver les emplois, la santé, la biodiversité et la prospérité pour le présent et le futur".

Il s’est dit très satisfait des "résultats substantiels" obtenus à Syracuse, même s’il reste "un petit nombre de questions fondamentales à résoudre" avant le sommet mondial sur le climat organisé par l’ONU à Copenhague en décembre. Ces problèmes concernent les objectifs de réduction d’émissions de gaz à effet de serre et le financement des investissements nécessaires à la révolution verte, a-t-il précisé.

Pour en savoir plus :

Cliquez ici pour télécharger le texte intégral de la "Charte de Syracuse"

 


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